dimanche 4 avril 2021

Croissance externe : trouver des opportunités pour profiter de la croissance post covid-19

Pratiquement tous les chefs d’entreprises sont intéressés par des opportunités d’acquisitions de sociétés. Les bénéfices sont bien connus : acquisition de nouveaux savoir-faire, diversification de clientèles et de marchés, enrichissement et optimisation des ressources humaines, réalisation de synergies industrielles, commerciales et financières, consolidation de positions de marché,…


Avec la crise sanitaire et l’environnement économique très concurrencé, cette envie de croissance externe s’est encore renforcée. L’enjeu, c’est aussi d’assurer la pérennité de l’entreprise, atténuer les aléas de la conjoncture, renforcer sa notoriété et son image, augmenter sa valeur…


Une des difficultés pour les repreneurs est d’être informé des opportunités d’entreprises à céder. On en parle le moins possible. Les opérations sont instruites dans la confidentialité et la discrétion, c’est l’intérêt mutuel de toutes les parties. L’analyse des facteurs de succès de nos opérations met en lumière l’utilité d’un travail stratégique d’anticipation.

L’acquéreur qui veut reprendre une entreprise s’organise dans cette optique. Il est réactif, il a ses objectifs, il connaît ses capacités financières, il a des cibles prioritaires, il est en veille active et permanente. Il considère que le temps passé à l’étude de projets de reprises est un temps de préparation, un temps d’analyse et d’anticipation nécessaire à sa stratégie globale de développement. Il fait appel aux professionnels spécialisés dans les fusions acquisitions qui mettent en œuvre des actions de prospection et identification d’entreprises à reprendre ou qui l’accompagnent sur une cible préalablement identifiée.

Trouver et analyser les opportunités d'acquisitions pour une décision Go-No Go

On met en œuvre une démarche pro-active, réfléchie, méthodique et persévérante. On a défini le type d’entreprises intéressantes à acquérir, dans quelles activités précises, dans quelles régions, fourchette de CA et situation financière…. Après l’identification de sociétés potentielles à reprendre, cette action vise à connaître les motivations et attentes des cédants pour vendre, cerner les non-dits, établir un dialogue en confiance entre les parties, négocier la clause de prix malmenée par la période covid...

Les premiers signes d’optimiste sont là. Le paysage économique s'éclaircit, la campagne de vaccination est en pleine accélération et va produire ses effets sur tous les secteurs d’activités et doper la consommation. Plus que jamais aujourd’hui, je conseille d’anticiper sur la forte croissance économique que nous connaîtrons, à coup sûr, à la sortie de la crise covid.

C’est notre métier de vous aider à trouver des opportunités et à les analyser sur des critères objectifs pour une décision Go-No Go. Nous serons ravis de vous faire part de notre point de vue et de nos modalités d’intervention pour atteindre ensemble vos objectifs dans les meilleures conditions possibles !

Jean-Yves Lestrade, associé de FRANCESSION

lundi 1 mars 2021

Vous voulez vendre votre entreprise : les dix pièges à éviter !

La démarche de transmission est jalonnée d’obstacles et le cédant doit intégrer beaucoup de paramètres pour réussir à vendre son entreprise. Conseils et observations sur les pièges et les erreurs à éviter !    

Ne rien faire ou attendre que cela se passe tout seul 
C’est le cas de beaucoup de cédants qui doivent déjà mobiliser toute leur énergie au quotidien pour faire tourner leur entreprise. La question de la transmission est sans arrêt remise à plus tard avec l’espoir d’une solution miracle qui se fasse tout seul. Souvent plus les cédants avancent dans l'âge, plus la transmission se complique car l'écart se creuse entre leurs valeurs et attentes et celles des repreneurs d'aujourd'hui.




Croire que cela ne marchera jamais
Aucune entreprise n’est impossible à vendre. Tout dépend de ses caractéristiques, des conditions de vente, du calendrier, des caractéristiques de l'entreprise et de son évolution... Le meilleur moyen pour réussir à vendre une entreprise (ou améliorer fortement la probabilité de vente) est de se faire aider par un professionnel qui va " marketer " l'entreprise dans le cadre d'une démarche réfléchie, volontariste et persévérante. Sans cela, on avance pas et on perd un temps précieux.

Considérer que la cession est un sujet tabou
Le cédant doit savoir se confier à ses interlocuteurs et à des conseils de confiance. Il arrive qu'il y ait des fuites, mais il est rare qu'elles aient un effet vraiment négatif. On vit à une époque où toutes les entreprises sont potentiellement à vendre. De toute façon, à un moment donné, il faut bien pouvoir préparer les esprits pour s’assurer des conditions de la réussite de l’opération.

Refuser de donner des informations
Souvent, si le dirigeant refuse de donner de l’information sur son entreprise à un repreneur sérieux, c’est qu’il n’est mûr pour passer la main. Le cédant doit accepter de se découvrir. Il se rend rapidement compte de l’utilité de disposer d’une note de présentation de son entreprise qui est considérée comme un gage de sérieux.

Ne plus se rémunérer
A un moment donné, le chef d'entreprise doit déclencher sa retraite. Il poursuit alors son activité avec un coût pour son entreprise beaucoup plus faible qui se limite au remboursement de ses frais professionnels. Souvent cette situation constitue un obstacle majeur pour les repreneurs car le retraitement des dépenses tenant compte d'une rémunération normale de dirigeant conduit à une rentabilité négative et l'entreprise est céder n'est plus finançable pour une acquisition.

Ne pas être réactif et disponible
Vous ne devez pas annuler ou différer les rendez-vous avec les repreneurs potentiels et vous vous organisez en conséquence. La transmission est votre priorité. A l’heure du smartphone et de la culture de " l'immédiateté ", le manque de réactivité ou de disponibilité du cédant condamne tous les acquis.

Sous-estimer la problématique du financement de l'opération pour le repreneur et ses partenaires financiers
Vous êtes capable de vous mettre à la place de l’acquéreur qui achète l’avenir et non pas le passé de votre entreprise. Vous comprenez la difficulté du financement de l’opération pour le repreneur. Si vous étiez à sa place, seriez-vous capable aujourd'hui de financer l'achat de votre entreprise en vous projetant dans l'avenir avec le handicap d'une dette d'acquisition ?

Ne pas jouer la transparence ou dissimuler des informations 
Vous savez aussi bien présenter les atouts que les points de fragilité de votre entreprise. Il ne faut surtout pas éviter les sujets qui vous gênent : baisse d’activité et de marge, départ de salariés, déficit, niveau des provisions, contentieux et risques en cours et prud'homaux… Ces questions doivent être traitées dans la transparence. Vos explications mettront le repreneur en confiance et lui donneront de la visibilité pour hiérarchiser ses risques et construire un projet de reprise cohérent.

Comparer votre parcours à celui du repreneur
L’important est de trouver un repreneur capable de financer l’acquisition de votre société et qui ait les qualités nécessaires pour pérenniser et développer votre entreprise. Le repreneur n’est pas votre fils spirituel. Il a souvent un parcours professionnel et une culture différente de la vôtre, ce que vous devez accepter.


Faire une fixation sur un seuil de valorisation
Ne vous bloquez pas sur un seuil de valorisation psychologique de votre entreprise. C'est le meilleur moyen d'échouer. La valeur d'une entreprise dépend de beaucoup de paramètres. Elle peut fluctuer au fur et à mesure de la négociation, selon l'évolution du marché, de la situation financière de l'entreprise à vendre, des investissements à réaliser, du carnet de commandes... Ce qui importe, ce n'est pas la valeur théorique de votre entreprise, mais sa valeur finançable et celle qui résulte d'une offre crédible, écrite et financée. Il peur y avoir un prix à définir après l'audit d'acquisition, un prix révisable, un prix avec clause d'earn out (prix dépendants des résultats futurs de l'entreprise)... L'avis des banques est essentiel. Si le résultat normatif est simplement à l'équilibre ou s'il est négatif, l'entreprise entre dans un " No man's land " délicat car elle n'est pas finançable pour une cession.

Ne pas faire confiance aux conseils et croire que la cession peut ne rien coûter
Les conseils (experts-comptables, avocats, conseils juridiques, notaires, chargés d'affaires des banques d'entreprises, experts en fusions acquisitions…) apportent une forte valeur ajoutée pour baliser les démarches, surmonter les turbulences inhérentes à la négociation, préserver la relation entre le cédant et le repreneur et tout mettre en œuvre pour le succès de l’opération. Leur travail ne peut pas être gratuit. Sachez que les cabinets de fusions acquisitions d’entreprises se rémunèrent principalement sous la forme d’une commission de succès.

Jean-Yves LESTRADE, Associé de FRANCESSION (réseau de 16 cabinets de fusions acquisitions)  Tél : 06 08 31 68 86

jeudi 25 février 2021

FRANCESSION : 30 opérations réussies en 2020

L'activité de FRANCESSION a progressé de 30 % en 2020 avec 30 opérations concrétisées avec succès en France, parmi lesquelles : 

  • cession de la société CREONS VERT (Pas-de-Calais), entreprise d’entretien d’espaces verts
  • acquisition de la société DESORMIERE TRANSPORTS (Loire), entreprise de transport d’aliments de bétail par le groupe CAYON
  • cession de la société MODE CREATION (Vendée), bureau d’étude spécialisé dans le prêt-à-porter féminin de luxe, au groupe A&B COUTURE
  • acquisition de la société K’NOE (Val-de-Marne), agence de publicité par le groupe GET
  • cession de la société LOMA (Cantal), hypermarché, au groupe CARREFOUR
  • cession de la société HENON FILS (Ardennes), entreprise d’usinage et mécano-soudure reprise par M. Rabah Djatit
  • cession de la société VALCOPLAST (Pyrénées Atlantiques), entreprise d’injection plastique
  • acquisition des SELARL PHARMACIE DES VIGNES et PHARMACIE SALABERT (Hérault), pharmacies
  • cession de la société ITSI (Luxembourg), entreprise spécialisée dans les logiciels d’accès sécurisé aux bâtiments
  • cession de la société GRELIER (Loire Atlantique), entreprise de menuiserie métallique, serrurerie et ferronnerie
  • cession de la société ATELIERS FL (Allier), entreprise de charpente métallique, bardage, couverture
  • cession de la société MENUISERIE JOFFROY (Moselle), entreprise de menuiserie aluminium et PVC reprise par M. Arnaud Jaubert
  • cession de la société LA VIE EN BIEAU (Var), supermarché bio
  • cession de la société CEPI EXTINCTOR (Allier), entreprise de matériel de protection incendie 
  • cession de la société MANUT 51 (Marne), entreprise de vente et réparation de chariots élévateurs
  • cession de la société VALREAS AUTOMOBILE (Hérault), garage automobile, à un repreneur personne physique
  • cession de la société BJ INDUSTRIES (Ardennes), entreprise de réalisation d’unités industrielles de récupération et recyclage de batteries au plomb
  • cession de participation minoritaire dans la société BECLOOD (Hérault), agence marketing digital
  • acquisition de deux sociétés (Aude, Hérault), pompes funèbres par le groupe PECH BLEU SEM PFO
  • cession des activités de formation et de certification pour les contrôles et essais non destructifs d’un centre de formation (Nord) à un groupe côté
  • levée de fonds pour une société de désamiantage dans la région Centre
  • cession d’un bureau d’étude spécialisé dans la fibre optique dans la Région Pays de Loire
  • cession (en partage avec un autre cabinet) d’une société spécialisée dans le négoce d’épices et produits de charcuterie dans l'Ouest 
  • cession d’une entreprise de courtage de transports dans la Sarthe
  • cession d’un centre de formation par alternance multi-sites dans la région Pays de Loire

3 opérations signées en décembre 2020 ne peuvent pas encore être évoquées dans le listing ; la discrétion, la confidentialité, le respect d’une déontologie stricte sont les ingrédients de base de la conduite et de l’efficacité des interventions des Experts de FRANCESSION.


FRANCESSION poursuit activement son développement : 5 nouveaux Associés       

L’année dernière, FRANCESSION a enrichi son réseau national avec l’intégration de 3 nouveaux cabinets de fusions-acquisitions : Cabinet ETEF CONSULTING de Jean-Jacques PIERRE à Vannes (Morbihan), Cabinet Louis THIVAT à Saint-Bonnet-de-Rochefort (Allier) et Cabinet J.P. CONSEIL de Jean PIEDALLU à Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées Atlantiques).


En cette année 2021, FRANCESSION accueille deux nouveaux Associés de cabinets bien ancrés sur leur territoire : David RAGE (photo de gauche), dirigeant du Cabinet FUSAX PARTNERS à Clermont-Ferrand et Laury KOSCIELNIAK (photo de droite), dirigeant d’EXAKT CONSEIL à Niort, cabinet de référence sur la façade atlantique dans les transactions de fonds de commerce, campings et hôtels. 

Confiance pour l’activité en 2021                                                          

Les Associés de FRANCESSION sont confiants pour l'année 2021. Malgré le contexte covid-19, de nouvelles missions ont été engagées avec de bonnes perspectives de réussites. Il y a plus d’une centaine de mandats en portefeuille, à 80 % en mandats de cession d’entreprise et 20 % en mandats d’acquisition d’entreprise. Les cabinets du réseau ont également plusieurs mandats de levée de fonds

FRANCESSION est ravi et fier d’être utile à la transmission d’entreprises et à la pérennité du tissu économique dans toutes les régions de notre pays.  

Alain BAUMANN, Président du réseau FRANCESSION





vendredi 22 janvier 2021

Jean-Yves LESTRADE (FRANCESSION) conseille la transmission de la société ardennaise BJ INDUSTRIES à M. Ulrich AUMÜLLER

Jean-Yves LESTRADE (FRANCESSION Grand-Est) a accompagné avec succès, aux côtés des banques, conseils juridiques et experts-comptables du cédant et du repreneur, la cession de la société BJ INDUSTRIES à Tournes. Cette entreprise est spécialisée dans la conception et la réalisation d’unités industrielles de récupération et recyclage de batteries au plomb. Elle exporte 90 % de ses installations sur tous les continents. 

De gauche à droite : Paul JONET et Ulrich AUMÜLLER, installations réalisées par BJ INDUSTRIES à Bou Argoub (Tunisie), siège de BJ INDUSTRIES à Tournes (Ardennes)

BJ INDUSTRIES est une société dirigée depuis plus de 30 ans par M. Paul JONET, ingénieur en électromécanique. M. JONET l’a créée en 1987 avec l’appui de la famille BOURSON contrôlant parallèlement la société de recyclage de métaux non ferreux METAL BLANC.

Le repreneur

Le repreneur de la société BJ INDUSTRIES est M. Ulrich AUMÜLLER, ingénieur trilingue de nationalité allemande. M. AUMÜLLER a un parcours riche de dirigeant opérationnel dans des sociétés d’un groupe mondial franco-suisse. 

C’est un homme de réseaux qui a enrichi son expérience pour la reprise d’entreprise au CRA et qui est soutenu activement par les Experts du RESEAU ENTREPRENDRE, INITIATIVES ARDENNES et CCI des Ardennes. Ulrich, qui a réussi à boucler cette opération dans le contexte covid-19, va offrir, avec le soutien de l’équipe en place, de nouvelles perspectives de développement à BJ INDUSTRIES et la pérennité d’une entreprise familiale des Ardennes leader dans ses métiers.

Conseils Acquéreur 

  • Conseil juridique : Laurent FILLUZEAU de CONSEILS REUNIS à Paris
  • Expert-comptable : Jean-Marc FLEURY de Groupe CONSEIL UNION à Paris
  • Banques participant au financement : CAISSE D’EPARGNE, BANQUE KOLB, BANQUE POPULAIRE DU NORD, BPI

Conseils Cédant

  • Conseil juridique : Didier LOISEAU du cabinet BLACKBIRD ASSOCIES à Paris
  • Expert-comptable : Damien LUKAS du cabinet BONDUELLE & ASSOCIES à Charleville-Mézières
  • Conseil en cession : Jean-Yves LESTRADE associé de FRANCESSION Grand-Est à Metz

Jean-Yves LESTRADE, 06 08 31 68 86

 

samedi 7 novembre 2020

Transmission d’entreprise industrielle dans les Ardennes - La société HENON FILS reprise par M. Rabah DJATIT


Jean-Yves LESTRADE (FRANCESSION Grand-Est) a accompagné avec succès, avec les experts-comptables et avocats cédant et repreneur, la cession de la société HENON FILS à Thilay exerçant une activité industrielle de sous-traitance en petite et moyenne série en forge, mécano-soudure et usinage. 

La clientèle de HENON FILS est constituée par des entreprises industrielles renommées opérant dans des secteurs d’activités diversifiés : machinisme agricole, matériel d’élevage, matériel de BTP, matériel ferroviaire, matériel de viticulture, infrastructure de transport électricité…

Créée il y a 40 ans, HENON FILS est une entreprise ardennaise appréciée et connue pour son sérieux et sa compétence technique qui était dirigée depuis 2007 par M. Patrick SONNET assisté de son épouse Anne.

Le repreneur de l’entreprise

Le repreneur de HENON FILS est M. Rabah DJATIT. Il apporte une solide expérience professionnelle à la direction technique d’une société d’usinage et de production de pièces forgées. 

Cette transmission d'entreprise va offrir de nouvelles perspectives de développement à la société HENON FILS qui seront notamment axées sur son savoir-faire dans les marchés techniques.

Conseils Acquéreur 

  • Conseil juridique : François DROUOT avocat chez OCTAV Société d’Avocats (Reims, 51)
  • Expert-comptable : Pierre DUMONT (assisté de Clément MALCUIT), dirigeant du cabinet DUMONT (Charleville-Mézières, 08)

Conseils Cédant

  • Conseil juridique: Maxime HOUSSET, avocat associé, et Simon BOUILLARD, avocat, FIDAL Ardennes (Charleville-Mézières, 08)
  • Expert-comptable : Damien MAGNY dirigeant de la Société d’Expertise Comptable BONDUELLE-ASSOCIES (Charleville-Mézières, 08)
  • Commissaire aux comptes : Luc CHARLIER dirigeant de la société CAREX Champagne Ardenne (Charleville-Mézières, 08)
  • Conseil en cession : Jean-Yves LESTRADE associé de FRANCESSION Grand-Est (Metz, 57)


 

jeudi 5 novembre 2020

Transmission d’entreprises familiales en période covid-19 : quelles observations sur le marché et les opérations en cours ?

On ne peut pas encore cerner les contours de la sortie de crise sanitaire qui entraîne beaucoup d'inquiétudes, chamboulements et remises en question, en particulier dans des secteurs d'activités fortement impactés. L'urgence, c'est de redonner confiance aux gens et revenir à la normale. Bien-sûr qu’on peut s’interroger sur les conséquences de cette situation sur les opérations de cessions et acquisitions d’entreprises. Il y a un attentisme et un questionnement légitime sur l’avenir et notre capacité à faire face à un risque aussi inédit. Observations de Jean-Yves Lestrade, conseil en transmission d’entreprise.    


Le marché de la transmission d’entreprises n’est pas à l’arrêt

Les bases de l’économie étaient saines et bien orientées avant la crise sanitaire et on connaîtra certainement, après le creux de la vague, un cycle de reprise dynamique avec effet de rattrapage et rebond. On vit dans un pays protecteur qui s’est mobilisé comme jamais pour soutenir les entrepreneurs, salariés et acteurs de l'économie. 
Ces efforts de la France ont été également relayés au plan européen par les autres pays, leurs institutions financières et la BCE. 

Le marché de la transmission d’entreprises est impacté et ralenti mais il n’est pas à l’arrêt. Dans la majorité des cas, les cédants veulent finaliser les opérations. Les repreneurs sont disponibles, plus actifs que d’habitude et n’abandonnent pas leurs projets. 

La plupart des banques n’ont pas arrêté l’instruction des dossiers. Pour cette directrice de Centre d'Affaires d'une banque très expérimentée dans le financement des transmissions d'entreprises, " les banques tendent à être plus exigeantes et sélectives sur ces opérations au regard du contexte d’incertitude lié à la crise sanitaire. Le repreneur doit envisager dans le montage financier un apport en fonds propres plus conséquent. Il faut veiller à sécuriser le bas de bilan de la société reprise avec une ligne de trésorerie suffisante et bien calibrée pour accompagner les besoins d'exploitation pendant les premières années de la reprise ".   

L’instruction des dossiers s’allonge et le calendrier des closings se décale. Il faut se préparer à produire des situations intermédiaires post crise, plans de trésorerie prenant en compte le report de charges, aides mobilisables et Prêt Garanti par l’Etat, tableau de bord avec indicateurs de CA, carnet de commandes… On doit également plancher dans les prévisionnels sur un modèle de survie pour faire face au « worst case » et se mettre à l'abri d'une crise de cash. Il est possible que l'acquéreur et ses banques temporisent pour boucler le financement, le temps d'avoir une visibilité suffisante sur le retour à une situation économique normale. Il faut rester lucide et réaliste, des ajustements seront certainement nécessaires sur les conditions de la valorisation, clauses suspensives, modalités d'accompagnement, garantie d'actif passif... 

Il est utile de se remettre autour de la table pour valider la cohérence du prix. Il faut aussi, plus que jamais, faire confiance aux experts et aux professionnels des transmissions d'entreprises. Ils mobilisent toute leur énergie, toute leur capacité de pédagogie et d’imagination financière pour aider à trouver les justes compromis et faire aboutir les opérations.   


Quelles modalités d’ajustement de l’accord initial entre le cédant et le repreneur ?

Le principal moyen de compromis sur la question de la valorisation se situe dans les modalités de règlement du prix de cession. Il y a le crédit vendeur et surtout, en cette période particulière, le complément de prix (appelé aussi « earn out ») pour une partie de la valorisation (par exemple 20 %) payée une ou deux années après le closing, le temps que l’entreprise retrouve les bases habituelles de sa rentabilité et trésorerie.

On peut aussi s’entendre sur une simple prise de participation minoritaire de l’acquéreur (30 ou 40 %) ou sur un schéma de cession où le cédant conserve une partie de ses parts pendant quelque temps et est associé dans la société holding d’acquisition aux côtés du repreneur avec des conditions de sortie bien définies. Dans tous les cas, pour les dossiers en cours, l’intérêt de toutes les parties est de poursuivre le processus de négociation, cultiver la transparence, se donner le temps qu’il faut pour être d’accord sur tous les aspects, veiller à ce que le cédant n’ait jamais le sentiment d’être lésé ! 

Oui, il faut rester optimiste et c’est le bon moment d’agir 

Bien-sûr, la situation post coronavirus devrait générer des opportunités de reprises d’entreprises en difficultés à condition de pouvoir analyser finement les situations et apporter de l’expertise, de la valeur ajoutée et des synergies à ces sociétés.

Oui, il faut rester optimiste et surtout ne pas se décourager. C’est le bon moment d’agir, que l’on soit repreneur ou cédant. Pour les vendeurs, lassés par cette nième crise et voulant profiter d’une vie nouvelle, il vaut mieux céder maintenant avec certains ajustements sur les conditions finales plutôt que d’arrêter les négociations et prendre le risque d’attendre plusieurs années pour retrouver les performances passées et une valorisation optimisée. Pour le repreneur, il vaut nettement mieux se situer en période de redémarrage et sortie de crise qu’avant. 

Si le repreneur est une personne physique, toute sa personnalité, son savoir-être et son professionnalisme seront utiles pour conforter sa relation de confiance avec le cédant, condition de base de la négociation. C’est toujours le moment d’entreprendre mais il faut être plein d’énergie, détermination et enthousiasme, croire en ses capacités, savoir se projeter dans l’avenir, être capable de s’adapter aux crises multiples, anticiper sur les opportunités de l’économie de demain, prendre des risques… Ce sont les qualités hors du commun des chefs d’entreprises ainsi que celles de la nouvelle génération des repreneurs.    

A notre niveau, nous sommes en tous cas confiants et concentrés sur notre savoir-faire en transmission d’entreprises pour aider nos clients à réussir leurs opérations aux meilleures conditions possibles ! 

Jean-Yves Lestrade, membre du réseau FRANCESSION

samedi 3 octobre 2020

Repreneur d'entreprise : LA QUESTION QUI FACHE

En notre qualité de conseil en cession d’entreprises, nous rencontrons des repreneurs d'entreprises de différents profils, des sociétés en croissance externe et des repreneurs personnes physiques

Il est essentiel de bien cerner le profil du repreneur, appréhender sa personnalité et son savoir-être, son sérieux et ses motivations, son parcours professionnel, le degré de maturité de son projet entrepreneurial, son calendrier pour mener à bien l'acquisition... 

Souvent cela se fait par un premier entretien au téléphone, et surtout chaque fois que possible, par une rencontre. Rien ne remplace le contact direct. 

Dans l’échange, nous posons toujours " la question qui fâche ". Si vous reprenez demain une entreprise, quel serait le montant de votre apport personnel ? La réponse du repreneur est toujours intéressante et révélatrice de ses intentions et du degré d’avancement de son projet d’acquisition.

Il n’est pas rare que le candidat soit pris au dépourvu et essaye de s’en sortir par des explications peu convaincantes (du style " 
cela dépend de l’entreprise, cela dépend de la rentabilité, cela dépend de la trésorerie disponible, cela dépend du salaire du dirigeant…") et en évitant de répondre à la question posée.
Imaginer pouvoir reprendre une société sans mobiliser une partie non négligeable de son patrimoine et de ses économies personnelles est utopique. L’apport personnel est un élément de base de la crédibilité du repreneur et du montage financier de toute acquisition d'entreprise. 

Dans la période d’incertitudes que nous connaissons, l’effet de levier pour obtenir le financement de l’opération est beaucoup plus limité que par le passé. Selon ce dirigeant d'entreprise aguerri et impliqué actuellement dans les négociations bancaires pour l'acquisition d'une société de conception d'unités industrielles, il est judicieux de prévoir des fonds propres de 1/3 de la transaction, là où on pouvait se débrouiller par le passé avec 20 ou 25 %. Cela représente une augmentation de près de 50 % par rapport aux usages antérieurs.  

Pour la faisabilité de leur projet entrepreneurial, nous conseillons vivement aux repreneurs individuels d’analyser le sujet de leur apport personnel à fond, avec sincérité, recul et lucidité, et surtout de chercher des solutions pour réussir à optimiser et doper les fonds propres de leur opération avec l’aide de partenaires extérieurs (investisseurs et love money, dirigeants d'entreprises, fonds d’investissements, aides financières du Réseau Entreprendre...). 

Un candidat qui ne veut pas, ou qui ne sait pas, répondre de façon spontanée, sincère et transparente à notre question, prend le risque d’être éliminé du processus de la sélection des repreneurs et de se priver d’autres opportunités par la suite. 

Jean-Yves Lestrade, Associé de FRANCESSION

 

mardi 29 septembre 2020

Acquisitions cessions d'entreprises - NOUVELLES OPPORTUNITES

Nouvelles opportunités

Notre cabinet, membre du réseau FRANCESSION, est spécialisé dans les opérations de cessions transmissions d’entreprises dans le Grand Est.  











Nous sommes en recherche active de repreneurs et de contreparties pour de nouvelles missions concernant des PME et PMI familiales :

Cessions d’entreprises (sociétés à reprendre)

  • distribution de matériaux de construction et fabrication de béton prêt à l’emploi (CA supérieur à 5 millions) 
  • usinage de précision (CA de 3 millions) 
  • thermolaquage et traitement de surface métallique (CA de 2,5 millions) 
  • installation de sanitaire chauffage climatisation (CA de 1 million) 
  • charpente couverture étanchéité (CA de 4 millions) - partenariat avec cabinet CESSIO FINANCE à Paris
  • fabrication de bâtiment bois, ossature bois et charpente industrielle (CA de 2,5 millions) - partenariat avec cabinet FINANCIERE DE NORWAY à Lille
  • agences immobilières 
  • transformation de jus de fruits et fabrication de compotes 
  • commissionnaire et transit maritime spécialisé sur l'Afrique (CA de 5 millions) – cabinet STRATEGEO à Lyon
  • distribution grandes marques d'appareils photos (CA de 2 millions) - cabinet CESSIO FINANCE à Paris

Recherche d’acquisitions d’entreprises

Notre cabinet est aussi en recherche d’acquisitions d’entreprises dans les activités suivantes (liste non exhaustive) : 

  • menuiserie d'agencement
  • installations électriques
  • désinfection, désinsectisation, dératisation et assainissement biotechnologique
  • résines de sol, étanchéité
  • électromagnétique, hydraulique, hydromécanique, électro-distribution
  • bureau d'études environnement
  • fabrication d'étiquettes adhésives
  • injection plastique
  • produits alimentaires et produits bio 
  • fabrication de vitrage
  • formation en langues étrangères
  • nettoyage industriel, nettoyage de bureaux et sièges sociaux
  • portage salarial... 

N'hésitez pas à nous faire signe pour plus d'informations. 

FRANCESSION a plus de 100 missions en cours sur toutes les régions en France. 



Jean-Yves LESTRADE

FRANCESSION - Grand Est   

Tél : +33 6 08 31 68 86     

Mail : jylestrade@wanadoo.fr



mercredi 8 avril 2020

Jean-Yves LESTRADE conseille l'acquisition de la société K’NOE (agence de publicité) à Paris/Val-de-Marne par Groupe GET (Grand Est)

Le cabinet JEAN-YVES LESTRADE CONSEIL (réseau FRANCESSION) a accompagné avec succès l’acquisition de la société K’NOE, agence de publicité créée il y a 20 ans par Katrine NOE au Kremlin-Bicêtre dans le Val-de-Marne. 

L'agence de publicité K'NOE est spécialisée dans l’alimentation, la nutrition et la santé avec une clientèle fidélisée depuis près de 20 ans dans toute l’Ile de France.  

L'acquéreur

Groupe GET, dirigé par Thierry EHRHARDT (51 ans), est un groupe d’agences de publicité opérant dans le Grand Est sur 3 sites (Metz, Strasbourg, Luxembourg) avec 25 salariés, près de 100 clients et un CA de plus de 2 millions €. En association avec Katrine NOE et les équipes en place, cette nouvelle acquisition de Groupe GET assure la pérennité de la société K’NOE avec de belles perspectives de développement pour l’ensemble du groupe au niveau national sur la partie santé et sur le marché parisien sur la partie multisectorielle.

Conseils de l’opération
  • conseil financier et juridique de Groupe GET (acquéreur) : Jean-Pierre FRANIATTE (Metz, 57)
  • conseil juridique de K’NOE (cédant) : Pascale HELLER du cabinet FILOR (Paris, 75)
  • banquier prêteur : Jean-Charles GEORGE, directeur de la succursale Metz Gare de BPALC 
  • conseil en acquisition de Groupe GET : Jean-Yves LESTRADE (Metz, 57)

Le cabinet JEAN-YVES LESTRADE CONSEIL est membre du réseau FRANCESSION qui fédère 13 cabinets indépendants de cessions et acquisitions d’entreprises présents sur tous les territoires en France. 

samedi 4 avril 2020

Transmission d'entreprise : tous les experts du réseau FRANCESSION à l'écoute de leurs clients et partenaires !



Le cabinet JEAN-YVES LESTRADE CONSEIL est membre du réseau FRANCESSION (13 cabinets indépendants de fusions acquisitions présents sur tous les territoires en France) qui a réussi 500 opérations de cessions d'entreprises, acquisitions d'entreprises et levées de fonds depuis 12 ans.