La mission qui m’est confiée est une sorte de contrat de confiance mutuelle entre le cédant et moi-même. Mon travail n’est engagé qu’après plusieurs rencontres avec le cédant. Il faut être en confiance et avoir envie de travailler ensemble. Ma valeur ajoutée est proportionnelle à ma connaissance fine de l’entreprise ainsi que de la personnalité, des motivations et des attentes de son dirigeant. Je veux aussi m’assurer qu’il n’y a pas de non-dits, que le dirigeant est capable d’accepter des concessions et qu’il ne fait pas de blocage sur un seuil psychologique du prix de vente. C’est la raison principale d’échec des ventes d’entreprises.
Pour connaître la valeur de marché d’une entreprise (cad la valeur au closing ou à la signature des actes de cessions), on ne peut pas faire l’économie d’un travail de recherche de repreneurs avec l’objectif d’obtenir une ou plusieurs offres de reprise formalisées dans une lettre d’intention appelée LOI (Letter Of Intent). La valeur de l’entreprise à ce stade peut encore fluctuer jusqu’à la signature des actes en fonction de certains paramètres, notamment après la réalisation des audits d’acquisitions ou « due diligences ». Avec l’aide des professionnels (experts-comptables, avocats/notaires, consultants spécialisés…), les deux parties devront encore préciser et négocier des points particuliers pour arriver à la signature de l’opération.
Davantage une question de psychologie que de chiffres
Je demande au cédant de se mettre à la place du repreneur : seriez-vous capable de financer aujourd'hui la reprise de votre entreprise aux conditions que vous attendez ? Accepter de supporter une dette d'acquisition " non productive " ? Mobiliser une grande partie de votre épargne pour constituer votre apport personnel ? Donner votre caution aux banques et mettre en gage votre patrimoine personnel ?
Cas d’école d’une société à vendre
Chiffre d’affaires de l'entreprise à vendre
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3 000
000
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Excédent brut d’exploitation
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200 000
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Amortissement
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50 000
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Résultat net avant impôts
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150 000
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Résultat net
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100 000
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Capacité d’autofinancement
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150 000
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Capitaux propres
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700 000
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Dettes financières
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200 000
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Trésorerie
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500 000
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Plusieurs méthodes d'approche du prix de cession
Valorisation 1
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Valorisation 2
Multiple EBE
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Valorisation 3
Valorisation finançable avec apport de 20 % du
repreneur
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Valorisation 4
Multiple de CAF
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Moyenne des 4 méthodes
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Capitaux
propres
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4
fois EBE + trésorerie nette (80 % de trésorerie – dettes financières)
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Emprunt : (50 % de CAF) sur 6 ans
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Sortie de toute la trésorerie nette
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Apport 20 % du repreneur = 200 000
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6
X (80 % de la CAF) + trésorerie nette
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700 000
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4
X 200 000 + (80 % de 500 000) – 200 000 = 1 000 000
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75 000
X 6 = 450 000
+
300 000
+
200 000 =
950
000
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6
X 104 000 + 300 000 = 924 000
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(700 000
+ 1 000 000 + 950 000 + 924 000)/4 = 893 000
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Mon approche personnelle, aussi simple et pragmatique que possible, privilégie la valorisation finançable de l'entreprise. Je considère qu'il faut s'en remettre à la BPI et aux banques qui sont le juge de paix sur ce sujet.


