Affichage des articles dont le libellé est grand est. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est grand est. Afficher tous les articles

samedi 19 octobre 2024

Honoraires des cabinets de fusions acquisitions d’entreprises : est-ce justifié ?

Nous rencontrons régulièrement des chefs d’entreprises devant céder leur société qui ne voient pas la nécessité de faire appel à des experts en fusion acquisition en plus de leurs conseils habituels, experts-comptables et avocats. Ils pensent ainsi économiser des honoraires qu’ils jugent excessifs. 

Le recours aux professionnels des cessions d’entreprises se fait en désespoir de cause lorsque les autres actions n’ont rien donné. Souvent un temps précieux a été perdu. La vente devient d’autant moins facile si les paramètres de l’entreprise à céder se sont dégradés au fil du temps. Comment justifier le coût d’intervention des cabinets de fusions acquisitions ?

La réussite d’une opération est toujours le fruit d’un travail de fond insoupçonné. Il faut parfois patienter plusieurs années avant d’engager une mission. L’expert doit être capable de construire une relation de confiance avec les chefs d’entreprises, il y a beaucoup d’échanges préalables avant d’engager la démarche, réaliser un mémorandum de présentation, valoriser l’entreprise, prospecter des contreparties, veiller au respect des règles de discrétion et confidentialité, organiser des rencontres, accompagner, assurer un suivi et mettre en œuvre une stratégie de négociations… La réussite est souvent dictée par la crédibilité et le savoir-faire du consultant, sa capacité de négociation et son sens commercial, la dynamique de son réseau de partenaires et collègues professionnels des transmissions, ses références de succès…

Des rebondissements que le conseil sait anticiper et gérer

Non accompagnés, nombre de chefs d’entreprises s’engagent dans des discussions pendant des mois avec un repreneur et finalement n’aboutissent à rien ! Echec et retour à la case départ. En amont, il n’y a généralement pas eu de sélection rigoureuse du repreneur. Pour trouver le bon repreneur, il est indispensable d’être en relation avec un nombre significatif de candidats. Le rôle du conseil est d’identifier et de sélectionner le « bon candidat », de comprendre ses motivations et d’appréhender ses ressources, avant d’organiser un contact direct entre le chef d’entreprise et les candidats retenus. Et ce n’est pas parce que le chef d’entreprise pense avoir identifié un repreneur que la finalisation est pour autant acquise ; la négociation et les audits amènent régulièrement des rebondissements que le conseil sait anticiper et gérer.

Aucune activité professionnelle n’est soumise à autant d’aléas et délais de rémunération

La rémunération du cabinet est principalement basée sur un honoraire de réussite. Elle a un caractère aléatoire car l’aboutissement est tributaire de nombreux aléas sur lesquels le consultant ne peut pas agir. Exemples : les paramètres de l’entreprise se dégradent au fil du temps et découragent les repreneurs potentiels, la valorisation attendue se révèle éloignée de celle du marché et de la valeur finançable de l’entreprise, l’entreprise à céder perd son principal client et des cadres clés quittent la société, le dirigeant se décourage et abandonne son intention de vendre, une crise économique et sanitaire se déclenche à l’échelle mondiale…

Le processus de vente d’une entreprise est long et peut s’étendre au-delà de deux années. Il n’y a quasiment aucune autre activité professionnelle soumise à autant d’incertitudes et délais de rémunération. Une opération qui se dénoue dans un calendrier rapide induit chez certains dirigeants l’idée sous-jacente d’une certaine sur-rémunération du conseil. Le chef d’entreprise s’attendait à y consacrer plus de temps et d’énergie. Mais, c’est bien le savoir-faire et l’expertise du conseil et son réseau fruit d'années de travail nourri (sans rémunération) qui est à l’origine de cette fluidité et qu’il convient de rémunérer !

Aucune activité professionnelle n’est soumise à autant d’aléas et délais de rémunération

Non, la commission de succès du cabinet ne représente pas « un pognon de dingue » comme on l’entend parfois ! Elle doit être resituée dans le contexte d’une activité de conseils à forte valeur ajoutée exigeant à la fois des connaissances juridiques, sociales et financières et un relationnel marqué par de réelles qualités d’écoute, de compréhension, de psychologie… Il faut avoir un tempérament d’entrepreneur pour exercer le métier d’expert en transmission d’entreprise dans la durée. Les professionnels les plus efficaces se distinguent, au-delà de leur savoir-être et de la maîtrise technique des dossiers, par leur capacité de résilience, d’optimiste et de combativité !

Il convient de souligner que le conseil en transmission d’entreprises est le seul rémunéré au succès ; l’expert-comptable et souvent aussi l’avocat pratiquent des tarifs horaires élevés qui, pour une opération complexe comme une transmission, peuvent s’avérer très lourds, notamment en cas d’échec.

Au final, l’expert en acquisition transmission d’entreprise fait gagner de l’argent à ses clients. Il met tout en œuvre pour que l’opération se réalise, malgré tous les obstacles, aux meilleures conditions possibles ; sa rémunération est à ce prix. Il joue toujours un rôle essentiel de catalyseur dans la chaîne des professionnels sans lesquels les opérations ne pourraient pas se concrétiser avec succès.

Jean-Yves LESTRADE (en partenariat avec les Associés de FRANCESSION)                  

 

 


lundi 3 juin 2024

Table-ronde - Les 15 pièges qui guettent les cédants et les repreneurs d'entreprises en 2024 !


Belle ambiance et convivialité à la table-ronde de la Transmission d’Entreprise organisée à Reims par la CCI Marne Ardennes avec la revue Reprendre et Transmettre Magazine.

Le débat très animé entre les Experts a pointé les principaux pièges du moment et répondu aux questions récurrentes et d'actualité sur les opérations d'acquisitions et cessions d'entreprises :

  • l'année 2024 est-elle propice pour vendre ou reprendre une société ?
  • quelles sont les conditions à réunir pour transmettre son entreprise aux salariés ?
  • comment s’assurer de la solvabilité de l’acquéreur ?
  • quel usage du crédit-vendeur et de l’earn-out (complément de prix) dans la négociation du prix de vente ?
  • pourquoi surévaluer son entreprise peut-il être lourd de conséquences ?
  • qu’est-ce qui a changé dans l’analyse et les ratios des banquiers prêteurs ?
  • à quoi s'expose un cédant par son manque de transparence ? 

Une belle occasion de rencontrer des professionnels de la transmission d’entreprise en Champagne Ardenne et d’avoir des conseils et des enseignements clés autant utiles aux cédants qu'aux repreneurs d'entreprises en 2024 !

Jean-Yves LESTRADE, conseil et rapprochement d’entreprises
FRANCESSION - Grand Est
Tél : 06 08 31 68 86

samedi 1 juillet 2023

Jean-Yves Lestrade : « La cession d’une entreprise est une affaire d’équipe »


30 MAI 2023

LA GAZETTE Moselle

Jean-Yves Lestrade : «La cession d’une entreprise est une affaire d’équipe»

Très présent en Moselle, le réseau FRANCESSION a amélioré sa position dans le palmarès 2022 des cabinets de fusions acquisitions de Fusacq, référence de la profession, se classant second dans le top 7 des cabinets les plus actifs en France. Il se retrouve pour la deuxième année consécutive sur le podium au 3e rang national en nombre d’opérations réussies. Son consultant expert mosellan, Jean-Yves Lestrade, revient sur les derniers mois et évoque ceux à venir. Avec raison et passion : tel est le personnage. 


FRANCESSION a réalisé 36 opérations en 2022 sur le territoire hexagonal, dont 22 cessions d’entreprises, 11 acquisitions et 3 levées de fonds. Elles concernent des entreprises se situant dans des activités variées : édition de logiciels, matériaux de construction, distribution alimentaire, transport logistique, hôtellerie de plein air, fabrication de pièces plastiques, e-commerce, électricité et second œuvre du bâtiment, location de matériel, menuiserie… La taille des entreprises conseillées par les experts du réseau couvre un large éventail de TPE/PME/PMI. Trois opérations ont concerné des sociétés réalisant plus de 30 M€ de chiffre d’affaires. FRANCESSION est entré cette année dans sa 15e année d’existence, fort de seize cabinets de fusions acquisitions. L’un d’entre eux œuvre sur le département de la Moselle, piloté par Jean-Yves Lestrade, consultant indépendant. Une trajectoire émérite : diplômé d'une Ecole Supérieure de Commerce, il a occupé des postes à responsabilité dans la banque d'entreprise (LCL), le financement d'investissement immobilier d'entreprise (ALSABAIL en Alsace), le secteur du BTP à l'international (EIFFAGE) et le conseil en stratégie d'investissement. 

Attentisme ambiant...

Depuis une quinzaine d’années, il met son expertise dans un métier où il lie passion et contact humain. Sa connaissance affinée des réseaux et professionnels des opérations d’acquisitions cessions de sociétés en fait un spécialiste dans la transmission d’entreprises familiales : «Dans le contexte économique actuel, compliqué et incertain, il s’agit là d’un sujet stratégique pour la pérennité de nos PME et PMI familiales», assure-t-il. De son parcours éprouvé aux rencontres faites sur nos territoires, il poursuit : «Ces opérations sont avant tout des histoires de femmes et d’hommes, d’investissements de vie. Trouver l’alchimie entre cédant et repreneur demande une minutieuse préparation en amont. Il n'y a rien qui doit au hasard.» Jean-Yves Lestrade livre cette analyse : «Le climat du marché de la transmission d’entreprise est marqué par l’attentisme et les délais pour dénouer les opérations s’allongent. On estime que le nombre de cessions et acquisitions de PME et ETI a baissé d’environ de 10 % en 2022. » Pour lui, "tous les obstacles, difficultés et échecs rencontrés durant le processus de recherche de repreneurs sont des étapes indispensables pour préparer le processus de cession et réussir l’opération aux meilleures conditions possibles. L’état d’esprit des vendeurs a évolué avec les crises successives, les cédants ont pris conscience qu’il ne faut surtout pas attendre pour vendre. D’ailleurs, l’âge moyen d’un cédant a fortement baissé : il est de 45 ans." 

Une question de confiance et de respect

On l’a compris, la valorisation de l’entreprise apprend que la seule valorisation d’entreprise comptant est celle d’une offre financée d’un repreneur sérieux. Les banques et financeurs ont un rôle de juge de paix sur la faisabilité et la cohérence du montage financier. Jean-Yves Lestrade en est convaincu : «La recette gagnante de la réussite de l’opération de cession est le travail en équipe tout au long du processus entre le cédant, le conseil en cession, l’expert-comptable et l’avocat. Ici, le conseil en transmission joue un rôle essentiel de catalyseur dans la chaîne des professionnels sans lesquels les opérations ne pourraient pas se conclure par un succès.» Dès lors, au terme d’une année 2022 qui a été plutôt positive pour l’activité de cession et acquisition d’entreprise, quid de 2023 ? Jean-Yves Lestrade utilise là les mots d’un optimisme raisonné et raisonnable, pragmatique : «Malgré le peu de visibilité sur l’évolution de la situation géopolitique, nous restons confiants pour cette année, forts du portefeuille d’activité de FRANCESSION qui reste bien orienté. Plus de 100 missions sont en cours en permanence pour des transmissions d’entreprises et levées de fonds. Notre avantage, c’est l’ancrage local d’un expert ayant une grande pratique du métier et la densité d’un réseau national de référence pour la transmission des PME et PMI familiales.» En Moselle, perçoit-il de belles opérations à venir ? Parce que la confidentialité est une règle de l’art et un imposé dans ce type d’affaires, Jean-Yves Lestrade répond par l’affirmative, sans en dire davantage. Expert de son métier, de ses territoires, lui sait bien que le maître mot est «confiance» entre les acteurs de l’écosystème de la cession acquisition. Ajoutant, «la déontologie et le respect des partenaires».

mardi 31 janvier 2023

25 bonnes questions à poser à son cédant ou à son repreneur !



Venez assister à la table-ronde animée par Marc CHAMOREL de la revue REPRENDRE & TRANSMETTRE MAGAZINE sur le thème :

25 bonnes questions à poser à son cédant ou à son repreneur dans le contexte encore chahuté de 2022 ! 

à Troyes (CCI Troyes et Aube) le jeudi 2 février 2023 à 17 h 45. 

Vous pourrez y rencontrer des Experts connus des transmissions d'entreprises : l'expert des transmissions de sociétés aux salariés sous forme coopérative, le conseil juridique, l'expert-comptable, le conseil du vendeur, le conseil de l'acquéreur et vous entendrez le témoignage d'un repreneur d'entreprise. 

La conférence sera suivie d'un coktail permettant d'échanger avec tous les intervenants et professionnels de la transmission d'entreprise dans l'Aube.

Pour toute information : Anna SZUBA, CCI Troyes, 03 25 43 70 06 

dimanche 8 janvier 2023

FUSACQ - Sondages sur la transmission d'entreprise - Réponses intéressantes et instructives !

 

FUSACQ, site de référence pour la transmission d'entreprise, est un site internet riche d'informations utiles aux repreneurs d'entreprises comme aux cédants sur les opérations de cessions d'entreprises, acquisitions d'entreprises, financements et levées de fonds. 

En rubrique " boîte à outils ", FUSACQ présente d'intéressants sondages d'internautes (en majorité des repreneurs d'entreprises) sur ces thématiques. Extrait de 16 questions-réponses.  
 




Cliquez ici pour voir toutes les questions réponses sur FUSACQ 


Post sur le BLOG consacré à la transmission d'entreprise de Jean-Yves LESTRADE (Associé du réseau FRANCESSION)  -  jylestrade@wanadoo.fr 

dimanche 7 novembre 2021

Menuiserie d’agencement - FRANCESSION conseille la transmission de la société EMAG en Lorraine à M. Jean-Michel DELEPLACE

Jean-Yves LESTRADE (FRANCESSION) a conseillé avec succès la transmission de la société EMAG en Lorraine. L’entreprise exerce une activité de menuiserie d’agencement de restaurants et magasins : rénovation intérieure, décoration murale, pose de cloisons et mobilier. Elle intervient dans un périmètre géographique comprenant principalement les régions du Nord Est, l’Ile de France et la Bourgogne Franche Comté.


La société EMAG est une entreprise très appréciée pour son sérieux et savoir-faire dans les travaux de menuiserie d’agencement. Elle était dirigée depuis 2006 par M. Emmanuel MARZOC qui l’a créée après une expérience de Chargé d’Affaires dans une menuiserie bois spécialisée dans l’agencement de magasins. 

Le repreneur

Le repreneur de la société EMAG est M. Jean-Michel DELEPLACE qui dirige depuis 2008 une société indépendante d’études techniques et maîtrise d’œuvre de construction. Jean-Michel a pour objectif de renforcer l’équipe de production d’EMAG et diversifier la clientèle auprès de chaînes de magasins et de restauration. La transmission de la société se réalise avec tout le soutien et l’accompagnement de M. Emmanuel MARZOC.  

Conseils Acquéreur 

  • Conseil juridique : Jérémy GENY-LA ROCCA et Delphine SAUSSARD du cabinet SCP DUMUR MAAS GENY LA ROCCA à Metz (57)
  • Expert-comptable : Frédéric TRITZ du cabinet FRANIATTE à Metz (57)
  • Financement de l’opération : BANQUE POPULAIRE ALSACE LORRAINE CHAMPAGNE, BPI

Conseils Cédant

  • Conseil juridique : Frederic FERRY du cabinet JURI’ACT à Nancy (54)
  • Expert-comptable : David FEDELI du cabinet F2M à Homecourt (54)
  • Conseil en cession : Jean-Yves LESTRADE à Metz (57)



mercredi 8 septembre 2021

Transmission d'entreprise : six observations de bons sens sur le bilan

Vous voulez vendre votre entreprise ou vous êtes en veille d’une opportunité de cession. Le bilan de votre société est un élément moteur pour la faisabilité de cette opération et pour l’optimisation de la valorisation de la société. Dans votre réflexion et de préparation, prenez en compte certaines remarques et observations du vécu.  

Gérer et placer la trésorerie  

Le repreneur cherche à mesurer les liquidités de l’entreprise qui sont réellement disponibles et dont il pourrait se passer. Le cédant doit avoir à cœur de faire fructifier les disponibilités de sa société. Si la trésorerie excédentaire n’est pas placée, cela laisse entendre que l’entreprise la mobilise pour son fonctionnement courant et donc qu’elle ne peut pas être prise en compte dans l’équation financière de la valorisation. Une société se pilote d’abord par sa trésorerie, pour André SIGONNEY. Les banques  établissent des suivis journaliers, hebdomadaires ou mensuels de la trésorerie de leur client, ce qui permet pour un observateur extérieur de juger du niveau de trésorerie nécessaire et de l’utilisation des autorisations bancaires. Pour Hervé LEFEUVRE, dans tous les cas, il faut préalablement à la cession optimiser la sortie de trésorerie excédentaire. Les acquéreurs ne sont pas intéressés par la trésorerie mais par l’outil de travail, de production, de négoce de l’entreprise.

Transparence sur la rémunération du dirigeant  
Vous n’y échapperez pas. Le niveau du coût salarial du cédant (salaire, charges sociales, voiture, frais professionnels, salaire et fonction du conjoint…) est à la base du calcul de retraitement du résultat. Il est décortiqué pour mesurer les marges disponibles par rapport à une rémunération dite « standard » de dirigeant. Un salaire en-dessous de la moyenne impacte sans discussion possible le calcul de la « rentabilité normative » de l’entreprise à céder et donc sa valeur finançable et de marché.

Distribuer régulièrement les résultats

Il n’est pas rare, par prudence, par confort ou pour des raisons de fiscalité, que le dirigeant évite ou limite au strict minimum la distribution de résultats. Au fil des années, les fonds propres de l’entreprise (capital, réserves, report à nouveau, résultat) grossissent au point parfois de constituer un handicap pour la cession qui prend toujours en compte le niveau des capitaux propres. Dans l’optique de la vente, cette approche doit être changée d’autant plus, comme le précise Alain BAUMANN, que les nouvelles dispositions fiscales dites « flat tax » ne pénalisent plus le versement d’un dividende. Il est conseillé de prendre  l’habitude de distribuer les résultats qui ne sont pas nécessaires au bon fonctionnement de l’entreprise. Une entreprise qui est habituée à distribuer des dividendes est mieux préparée à sa cession qui implique ensuite une ponction significative de la rentabilité pour assumer les échéances de la dette d’acquisition.

Travailler à la régularité et lisibilité des comptes   
Il faut offrir une compréhension simple du bilan, nettoyer et provisionner les comptes qui seront scrutés à la loupe au moment de l’audit d’acquisition, éviter un changement de date de clôture du bilan qui complique l’analyse des données comparatives pour le repreneur et ses partenaires bancaires. Tout ceci doit être effectué le plus en amont possible pour éviter la méfiance des candidats repreneurs. La régularité des résultats est aussi une donnée essentielle. Pour Xavier LENNE, expert-comptable, une entreprise qui affiche des résultats réguliers est dans une situation financière qui est dans la réalité meilleure que celle qui se lit dans son bilan. Un bilan avec des bases saines et récurrentes va naturellement permettre d’accélèrer les négociations et le bouclage financier de l’opération, ce qui est dans l’intérêt du repreneur autant que du vendeur. C’est tout l’inverse quand les comptes sont irréguliers.
Le loyer doit être dans le marché et il ne faut pas l’augmenter

La question de l’immobilier est sensible. Le repreneur va chercher à s’assurer que le loyer payé par l’entreprise à la SCI du dirigeant est bien au prix standard du marché de l’immobilier d’entreprise sur le secteur. Une éventuelle hausse de loyer avant la cession est un point négatif qui donne souvent lieu à un retraitement du résultat, donc à une valorisation revue à la baisse.


Comprendre le No man’s land de la « finançabilité »
Si l’entreprise à céder n’a pas de rentabilité ou si son résultat « retraité » (il faut notamment tenir compte d’une rémunération normale de dirigeant, cad diminuer le résultat si le cédant a déclenché sa retraite et ne se rémunère plus) est simplement à l’équilibre, voire négatif, elle entre dans un No man’s land car son acquisition n’est pas finançable. Les banques raisonnent moins sur le budget prévisionnel du repreneur que sur l’antériorité financière de l’entreprise. S’il n’y a pas de bénéfice, il est peu probable, selon leur expérience, que le repreneur saura faire mieux que le cédant et supporter la charge financière d’un emprunt ou d’une dette senior. Tout cédant doit apprendre à se familiariser avec le schéma financier d’une acquisition d’entreprise, le comprendre et l’accepter. Cet exercice lui permettra d’approcher par lui-même la valeur de marché de son entreprise (la valeur finançable est la valeur de marché) et au final d’améliorer grandement ses chances de réussir à vendre sa société.

Mais il y a beaucoup d’exceptions, chaque opération aura toujours ses propres caractéristiques et aucun scénario n’est écrit d’avance. André SIGONNEY indique à juste titre qu’il y a des repreneurs dotés d’une capacité financière leur permettant d’autofinancer largement l’acquisition d’une entreprise (avec ou sans l’appui de fonds d’investissement – amis et partenaires associés) en recourant à une dette bancaire réduite par rapport au nouveau général accepté par les banques.
Les experts sont aussi tous d’accord pour nuancer l’importance accordée aux aspects financiers, sachant d’expérience que les facteurs psychologiques sont largement dominants dans les facteurs clés de réussite d’une cession d’entreprise.

Jean-Yves LESTRADE, Associé du réseau FRANCESSION

dimanche 4 avril 2021

Croissance externe : trouver des opportunités pour profiter de la croissance post covid-19

Pratiquement tous les chefs d’entreprises sont intéressés par des opportunités d’acquisitions de sociétés. Les bénéfices sont bien connus : acquisition de nouveaux savoir-faire, diversification de clientèles et de marchés, enrichissement et optimisation des ressources humaines, réalisation de synergies industrielles, commerciales et financières, consolidation de positions de marché,…


Avec la crise sanitaire et l’environnement économique très concurrencé, cette envie de croissance externe s’est encore renforcée. L’enjeu, c’est aussi d’assurer la pérennité de l’entreprise, atténuer les aléas de la conjoncture, renforcer sa notoriété et son image, augmenter sa valeur…


Une des difficultés pour les repreneurs est d’être informé des opportunités d’entreprises à céder. On en parle le moins possible. Les opérations sont instruites dans la confidentialité et la discrétion, c’est l’intérêt mutuel de toutes les parties. L’analyse des facteurs de succès de nos opérations met en lumière l’utilité d’un travail stratégique d’anticipation.

L’acquéreur qui veut reprendre une entreprise s’organise dans cette optique. Il est réactif, il a ses objectifs, il connaît ses capacités financières, il a des cibles prioritaires, il est en veille active et permanente. Il considère que le temps passé à l’étude de projets de reprises est un temps de préparation, un temps d’analyse et d’anticipation nécessaire à sa stratégie globale de développement. Il fait appel aux professionnels spécialisés dans les fusions acquisitions qui mettent en œuvre des actions de prospection et identification d’entreprises à reprendre ou qui l’accompagnent sur une cible préalablement identifiée.

Trouver et analyser les opportunités d'acquisitions pour une décision Go-No Go

On met en œuvre une démarche pro-active, réfléchie, méthodique et persévérante. On a défini le type d’entreprises intéressantes à acquérir, dans quelles activités précises, dans quelles régions, fourchette de CA et situation financière…. Après l’identification de sociétés potentielles à reprendre, cette action vise à connaître les motivations et attentes des cédants pour vendre, cerner les non-dits, établir un dialogue en confiance entre les parties, négocier la clause de prix malmenée par la période covid...

Les premiers signes d’optimiste sont là. Le paysage économique s'éclaircit, la campagne de vaccination est en pleine accélération et va produire ses effets sur tous les secteurs d’activités et doper la consommation. Plus que jamais aujourd’hui, je conseille d’anticiper sur la forte croissance économique que nous connaîtrons, à coup sûr, à la sortie de la crise covid.

C’est notre métier de vous aider à trouver des opportunités et à les analyser sur des critères objectifs pour une décision Go-No Go. Nous serons ravis de vous faire part de notre point de vue et de nos modalités d’intervention pour atteindre ensemble vos objectifs dans les meilleures conditions possibles !

Jean-Yves Lestrade, associé de FRANCESSION

jeudi 5 novembre 2020

Transmission d’entreprises familiales en période covid-19 : quelles observations sur le marché et les opérations en cours ?

On ne peut pas encore cerner les contours de la sortie de crise sanitaire qui entraîne beaucoup d'inquiétudes, chamboulements et remises en question, en particulier dans des secteurs d'activités fortement impactés. L'urgence, c'est de redonner confiance aux gens et revenir à la normale. Bien-sûr qu’on peut s’interroger sur les conséquences de cette situation sur les opérations de cessions et acquisitions d’entreprises. Il y a un attentisme et un questionnement légitime sur l’avenir et notre capacité à faire face à un risque aussi inédit. Observations de Jean-Yves Lestrade, conseil en transmission d’entreprise.    


Le marché de la transmission d’entreprises n’est pas à l’arrêt

Les bases de l’économie étaient saines et bien orientées avant la crise sanitaire et on connaîtra certainement, après le creux de la vague, un cycle de reprise dynamique avec effet de rattrapage et rebond. On vit dans un pays protecteur qui s’est mobilisé comme jamais pour soutenir les entrepreneurs, salariés et acteurs de l'économie. 
Ces efforts de la France ont été également relayés au plan européen par les autres pays, leurs institutions financières et la BCE. 

Le marché de la transmission d’entreprises est impacté et ralenti mais il n’est pas à l’arrêt. Dans la majorité des cas, les cédants veulent finaliser les opérations. Les repreneurs sont disponibles, plus actifs que d’habitude et n’abandonnent pas leurs projets. 

La plupart des banques n’ont pas arrêté l’instruction des dossiers. Pour cette directrice de Centre d'Affaires d'une banque très expérimentée dans le financement des transmissions d'entreprises, " les banques tendent à être plus exigeantes et sélectives sur ces opérations au regard du contexte d’incertitude lié à la crise sanitaire. Le repreneur doit envisager dans le montage financier un apport en fonds propres plus conséquent. Il faut veiller à sécuriser le bas de bilan de la société reprise avec une ligne de trésorerie suffisante et bien calibrée pour accompagner les besoins d'exploitation pendant les premières années de la reprise ".   

L’instruction des dossiers s’allonge et le calendrier des closings se décale. Il faut se préparer à produire des situations intermédiaires post crise, plans de trésorerie prenant en compte le report de charges, aides mobilisables et Prêt Garanti par l’Etat, tableau de bord avec indicateurs de CA, carnet de commandes… On doit également plancher dans les prévisionnels sur un modèle de survie pour faire face au « worst case » et se mettre à l'abri d'une crise de cash. Il est possible que l'acquéreur et ses banques temporisent pour boucler le financement, le temps d'avoir une visibilité suffisante sur le retour à une situation économique normale. Il faut rester lucide et réaliste, des ajustements seront certainement nécessaires sur les conditions de la valorisation, clauses suspensives, modalités d'accompagnement, garantie d'actif passif... 

Il est utile de se remettre autour de la table pour valider la cohérence du prix. Il faut aussi, plus que jamais, faire confiance aux experts et aux professionnels des transmissions d'entreprises. Ils mobilisent toute leur énergie, toute leur capacité de pédagogie et d’imagination financière pour aider à trouver les justes compromis et faire aboutir les opérations.   


Quelles modalités d’ajustement de l’accord initial entre le cédant et le repreneur ?

Le principal moyen de compromis sur la question de la valorisation se situe dans les modalités de règlement du prix de cession. Il y a le crédit vendeur et surtout, en cette période particulière, le complément de prix (appelé aussi « earn out ») pour une partie de la valorisation (par exemple 20 %) payée une ou deux années après le closing, le temps que l’entreprise retrouve les bases habituelles de sa rentabilité et trésorerie.

On peut aussi s’entendre sur une simple prise de participation minoritaire de l’acquéreur (30 ou 40 %) ou sur un schéma de cession où le cédant conserve une partie de ses parts pendant quelque temps et est associé dans la société holding d’acquisition aux côtés du repreneur avec des conditions de sortie bien définies. Dans tous les cas, pour les dossiers en cours, l’intérêt de toutes les parties est de poursuivre le processus de négociation, cultiver la transparence, se donner le temps qu’il faut pour être d’accord sur tous les aspects, veiller à ce que le cédant n’ait jamais le sentiment d’être lésé ! 

Oui, il faut rester optimiste et c’est le bon moment d’agir 

Bien-sûr, la situation post coronavirus devrait générer des opportunités de reprises d’entreprises en difficultés à condition de pouvoir analyser finement les situations et apporter de l’expertise, de la valeur ajoutée et des synergies à ces sociétés.

Oui, il faut rester optimiste et surtout ne pas se décourager. C’est le bon moment d’agir, que l’on soit repreneur ou cédant. Pour les vendeurs, lassés par cette nième crise et voulant profiter d’une vie nouvelle, il vaut mieux céder maintenant avec certains ajustements sur les conditions finales plutôt que d’arrêter les négociations et prendre le risque d’attendre plusieurs années pour retrouver les performances passées et une valorisation optimisée. Pour le repreneur, il vaut nettement mieux se situer en période de redémarrage et sortie de crise qu’avant. 

Si le repreneur est une personne physique, toute sa personnalité, son savoir-être et son professionnalisme seront utiles pour conforter sa relation de confiance avec le cédant, condition de base de la négociation. C’est toujours le moment d’entreprendre mais il faut être plein d’énergie, détermination et enthousiasme, croire en ses capacités, savoir se projeter dans l’avenir, être capable de s’adapter aux crises multiples, anticiper sur les opportunités de l’économie de demain, prendre des risques… Ce sont les qualités hors du commun des chefs d’entreprises ainsi que celles de la nouvelle génération des repreneurs.    

A notre niveau, nous sommes en tous cas confiants et concentrés sur notre savoir-faire en transmission d’entreprises pour aider nos clients à réussir leurs opérations aux meilleures conditions possibles ! 

Jean-Yves Lestrade, membre du réseau FRANCESSION

mardi 29 septembre 2020

Acquisitions cessions d'entreprises - NOUVELLES OPPORTUNITES

Nouvelles opportunités

Notre cabinet, membre du réseau FRANCESSION, est spécialisé dans les opérations de cessions transmissions d’entreprises dans le Grand Est.  











Nous sommes en recherche active de repreneurs et de contreparties pour de nouvelles missions concernant des PME et PMI familiales :

Cessions d’entreprises (sociétés à reprendre)

  • distribution de matériaux de construction et fabrication de béton prêt à l’emploi (CA supérieur à 5 millions) 
  • usinage de précision (CA de 3 millions) 
  • thermolaquage et traitement de surface métallique (CA de 2,5 millions) 
  • installation de sanitaire chauffage climatisation (CA de 1 million) 
  • charpente couverture étanchéité (CA de 4 millions) - partenariat avec cabinet CESSIO FINANCE à Paris
  • fabrication de bâtiment bois, ossature bois et charpente industrielle (CA de 2,5 millions) - partenariat avec cabinet FINANCIERE DE NORWAY à Lille
  • agences immobilières 
  • transformation de jus de fruits et fabrication de compotes 
  • commissionnaire et transit maritime spécialisé sur l'Afrique (CA de 5 millions) – cabinet STRATEGEO à Lyon
  • distribution grandes marques d'appareils photos (CA de 2 millions) - cabinet CESSIO FINANCE à Paris

Recherche d’acquisitions d’entreprises

Notre cabinet est aussi en recherche d’acquisitions d’entreprises dans les activités suivantes (liste non exhaustive) : 

  • menuiserie d'agencement
  • installations électriques
  • désinfection, désinsectisation, dératisation et assainissement biotechnologique
  • résines de sol, étanchéité
  • électromagnétique, hydraulique, hydromécanique, électro-distribution
  • bureau d'études environnement
  • fabrication d'étiquettes adhésives
  • injection plastique
  • produits alimentaires et produits bio 
  • fabrication de vitrage
  • formation en langues étrangères
  • nettoyage industriel, nettoyage de bureaux et sièges sociaux
  • portage salarial... 

N'hésitez pas à nous faire signe pour plus d'informations. 

FRANCESSION a plus de 100 missions en cours sur toutes les régions en France. 



Jean-Yves LESTRADE, 

FRANCESSION - Grand Est   

Tél : +33 6 08 31 68 86     

Mail : jylestrade@wanadoo.fr



samedi 4 avril 2020

Transmission d'entreprise : tous les experts du réseau FRANCESSION à l'écoute de leurs clients et partenaires !



Le cabinet JEAN-YVES LESTRADE CONSEIL est membre du réseau FRANCESSION (13 cabinets indépendants de fusions acquisitions présents sur tous les territoires en France) qui a réussi 500 opérations de cessions d'entreprises, acquisitions d'entreprises et levées de fonds depuis 12 ans.

samedi 23 mars 2019

Le réseau FRANCESSION se renforce et intègre le cabinet JEAN-YVES LESTRADE CONSEIL dans le Grand Est

Les experts des 10 cabinets indépendants de transmission d'entreprise du réseau FRANCESSION

FRANCESSION est un réseau qui fédère 10 cabinets indépendants de transmission d'entreprise. Il est présidé depuis dix ans par Alain BAUMANN, dirigeant du cabinet CESSIO FINANCE à Paris. Avec ses douze partenaires, le réseau FRANCESSION :  
est présent sur tous les territoires en France,
  • a réussi plus de 500 opérations de cessions, acquisitions et levées de fonds en dix ans,
  • concrétise avec succès chaque année 30 missions de cessions et acquisitions d'entreprises, soit plus de 2 opérations chaque mois,
  • a en permanence un portefeuille actif de plus d'une centaine de mandats de cessions, acquisitions et levées de fonds.
  •   
    Les experts du réseau FRANCESSION présentent des références d'opérations réussies sur tous les territoires

    
    Opérations FRANCESSION de cessions d'entreprises, acquisitions d'entreprises et levées de fonds en Ile de France
    La majorité des opérations des cabinets du réseau FRANCESSION concernent des sociétés réalisant un chiffre d'affaire supérieur à un million d’euros mais le réseau est également actif auprès des TPE avec de belles références de réussites. Les interventions se font dans de nombreux secteurs d'activités (services et tertiaires, industrie, transport et logistique, BTP et second œuvre, distribution et négoce...) et dans toutes les régions.
     

    Taille des entreprises des opérations de cessions réussies par le réseau FRANCESSION



    Jean-Yves LESTRADE déjà partenaire de FRANCESSION



    Le cabinet JEAN-YVES LESTRADE CONSEIL est un partenaire bien connu des experts du réseau FRANCESSION avec lesquels il a déjà mené à bien plusieurs opérations. Créé en 2008 à Metz, il rayonne surtout sur le Grand Est (Lorraine, Champagne Ardenne, Alsace) et présente de belles références de transmissions réussies dans une démarche guidée par la plus grande discrétion et confidentialité.

     

    Jean-Yves LESTRADE a un parcours professionnel dans la banque d’entreprise (LCL), le financement d’immobilier d’entreprise (ALSABAIL - Alsace), le secteur des travaux publics (EIFFAGE) et le conseil en stratégie d’entreprise. Il possède une connaissance fine du tissu économique et des réseaux de la transmission d’entreprise des territoires du Grand Est et parle l’allemand et l’anglais.
     

    FRANCESSION recherche de nouveaux membres


    Alain BAUMANN précise « le réseau FRANCESSION se développe et se renforce. Nous cherchons de nouveaux membres sur toutes les régions en France et dans les pays européens limitrophes. Il s'agit généralement de professionnels déjà connus dans la profession et dans les principaux réseaux de la transmission d'entreprise. Ces experts pourront bénéficier chez FRANCESSION du précieux partage d’expérience, du savoir-faire et de la dynamique de groupe qui accélère la réussite des opérations ! ».
     

     

    Alain BAUMANN (à gauche), Président de FRANCESSION et dirigeant du cabinet CESSIO FINANCE à Paris : 06 73 25 04 33

    Jean-Yves LESTRADE : 06 08 31 68 86