Il
y a des facteurs clés pour réussir à reprendre une entreprise et des erreurs à
ne pas commettre. Observations et conseils aux repreneurs d’entreprises pour
mettre toutes les chances de leurs côtés !
Trouver
des entreprises à reprendre
Avoir plusieurs fers au feu
Les repreneurs qui « reprennent » peuvent en témoigner. Il ne faut jamais perdre de temps. Il faut s’imposer un rythme de travail, définir des objectifs, s’investir à fond, étudier beaucoup de dossiers (minimum de 20 à 30 dossiers), aborder rapidement la deuxième étape de la rencontre des cédants, se positionner avec une lettre d’intention. Le repreneur suit une courbe d’apprentissage et a intérêt élargir le spectre de sa recherche. Dans la majorité des cas, il reprend dans un secteur dont il n’est pas issu. Il est essentiel d’avoir plusieurs fers au feu pour être plus serein dans les négociations.
Bien
définir son projet
Le repreneur commence par réaliser un bilan
personnel familial et patrimonial. Il analyse ses motivations réelles. Il
connaît ses moyens financiers. Il est passionné par son projet entrepreneurial.
Il mesure sa valeur ajoutée et le sang neuf qu'il peut apporter à une entreprise.
Il intègre le fait que ses amis et son entourage familial ne peuvent pas le
soutenir indéfiniment.
C’est la principale difficulté. Il faut identifier
et multiplier les canaux : sites internet spécialisés et bourses
d’opportunités, cci, chambres de métiers, clubs de repreneurs, syndicats
professionnels, professionnels des fusions acquisitions et intermédiaires,
approches directes de cédants… Il faut travailler son réseau et se faire
connaître d’un maximum de personnes. La démarche de recherche de
« cibles » exige un vrai tempérament commercial. Elle peut être
sous-traitée à des professionnels dont c’est le métier.
Les repreneurs qui « reprennent » peuvent en témoigner. Il ne faut jamais perdre de temps. Il faut s’imposer un rythme de travail, définir des objectifs, s’investir à fond, étudier beaucoup de dossiers (minimum de 20 à 30 dossiers), aborder rapidement la deuxième étape de la rencontre des cédants, se positionner avec une lettre d’intention. Le repreneur suit une courbe d’apprentissage et a intérêt élargir le spectre de sa recherche. Dans la majorité des cas, il reprend dans un secteur dont il n’est pas issu. Il est essentiel d’avoir plusieurs fers au feu pour être plus serein dans les négociations.
Créer la confiance avec le cédant dès les premiers instants de la première rencontre
La
reprise n’est possible que si le repreneur réussit à créer dès les premiers
instants la confiance et un lien personnel fort avec le cédant. La vente d’une
entreprise est autant une affaire de psychologie que de chiffres. Le caractère,
la personnalité et le savoir-être du repreneur sont les facteurs déterminants
ou discriminants de la faisabilité de l’opération. Le repreneur est capable de
saisir des « non-dits ». Il maîtrise la conduite d’un
entretien ; il pose les bonnes questions « brise-glace » au bon
moment. Il écoute le cédant pour comprendre sa stratégie qui est le reflet des valeurs de son entreprise.
Reprendre
une entreprise exige des qualités hors du commun et la capacité d’engager une
bonne partie de son patrimoine personnel. On ne reprend pas une entreprise sans
avoir le goût du risque. Le repreneur qui ne cible que les affaires rentables élimine 90 % des dossiers. Il a plus de chances de réussir s'il a déjà connu des échecs. Ce qui compte, c’est souvent moins les compétences du
repreneur que son tempérament, sa détermination, sa volonté d’entreprendre, sa
passion pour l’action. Le plus difficile pour le repreneur individuel (qui a généralement un beau parcours
professionnel), c’est de concilier ces qualités entrepreneuriales avec une
certaine humilité. Il repart de zéro. Il doit faire ses preuves. Il faut une
écoute sincère des gens et être capable dans la phase d’apprentissage… d’avaler
des couleuvres.
Le repreneur, bien conseillé, a de l’imagination et de la créativité. Il sait s’adapter au tempo de la négociation, patienter, accélérer si nécessaire. Il construit un projet de reprise crédible. Sa proposition d’acquisition est basée sur un prix déterminable, auditable et révisable que le vendeur peut comprendre. Le seul prix qui compte est celui sur lequel on tombe d’accord !
Le banquier, c'est le juge de paix
Même rompu à
l’exercice, le repreneur ne peut pas s’engager seul. Le financement, c’est le
juge de paix. Il ne faut jamais perdre de vue que c’est le banquier qui fait la
loi. S’il n’est pas d’accord, l’opération ne peut pas se faire, ou alors il
faut reprendre l’ensemble de la négociation.
Notre pays n'a jamais eu autant besoin de
repreneurs d'entreprises qu'aujourd'hui
Beaucoup de
dirigeants de sociétés doivent passer la main. Notre pays n’a jamais eu autant
besoin d’entrepreneurs ayant l’envie d’aller de l’avant. Les porteurs de
projets sont des acteurs économiques à la source de toute la vitalité
économique des territoires. Ils peuvent bénéficier de beaucoup de conseils de
professionnels et dirigeants d’entreprises et aussi avoir accès à des
dispositifs intéressants d’aides financières.
Le marché comporte de belles opportunités d’entreprises familiales à
reprendre sans délai. Le contexte économique étant ce qu’il est, ces
sociétés sont aujourd’hui financièrement plus accessibles. Les cédants sont
aussi davantage prêts à accepter des concessions aux repreneurs sérieux. Pour reprendre une entreprise, c’est maintenant
qu’il faut agir.
Jean-Yves Lestrade, Associé du réseau FRANCESSION

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